Léa Bonnaud

Son parcours en danse contemporaine est constitué d’une formation académique (Conservatoire à Rayonnement Régional de Poitiers) et d’ateliers (ceux de l’Université de Poitiers et du Centre de Beaulieu).
Elle y rencontre de nombreux chorégraphes : Jackie Taffanel, Christian Bourigault, Claire Filmon, Hervé Diasnas, Fabrice Ramalingom & Hélène Cathala… avec qui elle fait l’expérience de la création, mais aussi de la transmission de pièces de répertoire (Désert d’amour/Bagouet, Ulysse/Gallotta, Huddle/Simone Forti).

Elle découvre le Contact Improvisation, qu’elle enseigne à présent, en 2003 auprès de Claire Filmon.
Elle continue de se former en rencontrant les démarches de nombreux chorégraphes & compagnies : Lisa Nelson, Mark Tompkins, Olivia Grandville, Fanny de Chaillé, Sherwood Chen, Thomas Lebrun, Vera Mantero, Mickaël Phelippeau, Jean-Luc Verna, Gaëlle Bourges, Odile Azagury, Cie Pic La Poule, Cie La Cavale…

La pratique de la technique Feldenkrais, depuis 2011, lui apporte en complément des outils de connaissance pratique du mouvement et des schémas corporels.

De ses études d’anglais, menées en parallèle, elle garde un goût pour l’observation et la compréhension du fonctionnement des « mécanismes » du corps – au même titre que l’étude de mécanismes linguistiques, et pour les liens entre l’individu et la société – au même titre que l’étude d’une civilisation.

Elle développe son travail de danseuse, chorégraphe et pédagogue majoritairement au sein du Collectif Zone d’Appui Provisoire : en 2014, elle crée le solo Pistes, qui questionne le regard comme déclencheur de mouvement et de relation à l’autre, puis le court-métrage Retrouver les gestes.

Sa recherche chorégraphique personnelle est tournée vers des formes pluridisciplinaires et souvent performatives.
Celles-ci sont empreintes de son intérêt à la fois pour la notion d’espace – du corps, scénographique, architectural, et les questions d’interactions avec les spectateurs ; son travail s’articule aussi autour du regard et de l’image.
C’est donc naturellement qu’elle collabore avec le réalisateur Judicaël Dacosta pour le projet photo-vidéo-performance dansée 90 minutes d’ascension, avec les photographes Jérôme Hiernard pour la série Décor urbain et Eukéné Pérucha Eguren pour Solaris.

Depuis septembre 2014, elle suit le cursus de notation Laban (analyse et écriture du mouvement) au Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Paris.
Dans ce cadre, elle choisit de travailler sur les pièce Une lente mastication de Myriam Gourfink et Kaddish d’Anna Sokolow (remontage et transmission d’après partition). Elle redécouvre le pan postmodern de son parcours en étudiant également Trio A d’Yvonne Rainer.

Son attirance pour l’histoire de l’art, faisant aussi le lien avec sa recherche sur l’image, se manifeste dans son choix de transcrire des extraits de pièces de Gaëlle Bourges À mon seul désir et Conjurer la peur.

Elle est également interprète, et invitée pour des laboratoires de création et performances, pour plusieurs compagnies (Cie Off, V.O., Groupenfonction, Androphyne, Les Bourgeois de Kiev).

 

Photos © E. Baud, J.-F. Quais, J. Dacosta, J. Hiernard, S. Pouet.