Et aussi…

Nelly Mousset

Après avoir appris les rudiments de la guitare classique, son intérêt se porte sur les musiques actuelles (folk, blues, rock), et elle apprend rapidement à s’accompagner au chant. Elle intègre un groupe de rock où elle joue de la basse électrique et partage le rôle de chant leader.
Tout au long d’études en psychologie, la musique reste présente comme une nécessité d’expression et un moyen de rencontre.

Lors de voyages, l’improvisation musicale devient un moyen de rencontrer l’autre dans sa différence et de créer dans l’instant une musique métissée, unique. Puis, la rencontre avec des improvisateurs d’autres disciplines (la danse notamment), lui donne envie de développer sa musique autour d’une réflexion personnelle sur la démarche de l’improvisateur dans la rencontre aux autres pratiques.

En 2009, elle entre au CRR de Poitiers en classe de contrebasse, et en 2010 au Centre de Formation des Musiciens Intervenants de Poitiers. Elle multiplie alors les rencontres auprès d’artistes issus des musiques traditionnelles (Jan Frances Tisner, Christian Pacher) et improvisées (Dominique Pifarély, Claire Bergerault) et expérimente leur intérêt aussi dans la rencontre avec le public amateur enfant ou adulte.

Diplômée en 2012, elle développe une activité professionnelle auprès du jeune public et au sein de projet musicaux divers -notamment avec le Collectif Zone d’Appui Provisoire.

 

Alexandra Billon

Danseuse improvisatrice, elle s’est formée d’abord à la danse classique au conservatoire national de danse de La Rochelle de 1984 à 1994.
Elle découvre le contact improvisation à l’atelier chorégraphique de l’Université de Poitiers en 2004 avec Claire Filmon auprès de laquelle elle continue de se former. Par son intermédiaire, elle participe à des stages avec de grandes figures de l’improvisation : Nancy Stark Smith et Lisa Nelson et se forme à leur travail. Elle s’inspire aussi beaucoup du travail d’Anna Halprin et des techniques du mouvement (Skinner Releasing Technique et surtout Body Mind Centering). Depuis 2008, elle a à cœur de transmettre ce qu’elle a appris auprès de différents publics.

De 2008 à 2011, elle met en place un atelier de découverte de la danse contemporaine et improvisée auprès de collégiens dans le cadre de ses fonctions éducatives.

De 2007 à 2011, elle participe à l’ARDICI (Atelier de Recherche en Danse Improvisée et Contact Improvisation/Composition Instantanée) et anime la séance hebdomadaire de 2008 à 2009.
En septembre 2011, à la suite de la création du solo 1977, elle fonde la Compagnie Oyat.
En 2011-2012, elle co-anime l’atelier mensuel d’initiation au Contact Improvisation auprès d’adultes avec le Collectif Zone d’Appui Provisoire.

Depuis fin novembre 2011, elle encadre un atelier de danse contemporaine auprès de jeunes autistes dans le cadre d’une action bénévole auprès de l’ALEPA.

Danseuse improvisatrice, elle aime la liberté et le plaisir que donne l’improvisation. Elle y trouve la joie de pouvoir partager ensemble et jouer, se surprendre, rester attentif à toute chose.

 

Carine Desset

Elle s’est saisie de la danse très jeune « comme moyen d’expressivité de l’indicible », peut-elle dire aujourd’hui… Elle s’est formée à la danse classique, modern-jazz, et contemporaine (CNR de Poitiers) pour se laisser saisir par cette dernière. L’improvisation est devenue la cible de son intérêt tant au niveau de la pensée que de la pratique. Elle expérimente l’improvisation collective à Poitiers et rencontre à cette occasion le travail de Simone Forti et de Lisa Nelson. Elle se forme également au contact improvisation avec Claire Filmon.

De manière plus personnelle, elle questionne les liens entre le quotidien et l’art, et met son regard sur la frontière entre la scène et le public.

Elle creuse la possibilité de se saisir de différents instruments dans le champ de la composition dans l’instant (voix,écriture, instruments de musique) dans un soucis de voir les places changer, tourner, s’équilibrer, se renverser…Ses intentions sont de donner à voir des actions proches d’une certaine liberté, de proposer de mettre son regard sur ce qui est déjà là, composée par soi même et de soi même, et de permettre la mise en forme de ce qui ne peut que s’agir, pris en deçà ou au delà des mots.

Psychologue clinicienne, elle s’est ouverte à la médiation artistique dans sa visée thérapeutique (Centre d’Étude de l’Expression, hôpital Sainte Anne) et souhaite aujourd’hui proposer à des publics variés la pratique de l’improvisation tant dans une visée créative que dans une visée d’expression singulière prise dans le collectif. Elle propose des ateliers d’improvisation au sein de l’association Ortanz (Limoges), joue dans le Collectif Zone d’Appui Provisoire, de Poitiers, et « performe » dans des espaces et dispositifs variés.

 

Amandine Roy

La création chorégraphique et musicale comme un aller-retour permanent entre l’individu et le collectif. L’histoire de l’artiste résonnant avec celle du spectateur. L’histoire des humains du monde entier résonnant au cœur de chaque être, et au cœur du cœur de l’artiste…

 

Marcello Battaglia

Dans sa jeunesse en Italie, son besoin de mouvement s’exprime surtout dans la pratique de plusieurs disciplines sportives – football, tennis, ski, natation.
En France il s’ouvre vers la fin des années 90 à la dimension créatrice et poétique du mouvement, à travers la rencontre avec la danseuse Claire Filmon, dont il suit pendant plusieurs années l’activité d’enseignement de l’improvisation-spectacle, à Paris, puis à Poitiers. Il se forme en même temps à la réalisation du documentaire de création. Du croisement de ces deux démarches naît en 2001 A l’écoute de l’instant, film documentaire de fin d’école de 26 min. sur l’improvisation-spectacle en danse, qui s’accompagne d’un travail de réflexion théorique sur le processus d’improvisation dans la réalisation cinématographique.
La question de l’improvisation reste au cœur de son intérêt pour le processus de création, aussi bien dans la danse que dans d’autres disciplines artistiques comme le théâtre et les arts plastiques, toutes celles-ci étant le sujet essentiel de ses réalisations vidéo dans les années à venir.
A cette attitude de témoin en tant que réalisateur il ressent le besoin d’associer tout du long la posture plus active du danseur, engagé dans la pratique régulière de la composition dans l’instant et dans une moindre mesure du contact-improvisation, auprès de différents pédagogues issus de ces courants de la danse contemporaine, en provenance des États-Unis et d’Europe.
La danse le conduit entre 2007 et 2008 à la rencontre avec des enseignants de disciplines d’éducation somatique dont il poursuit depuis la pratique régulière, le Body-Mind Centering et tout particulièrement la méthode Feldenkrais.
Celles-ci accompagnent et nourrissent un parcours personnel d’exploration du mystère du corps et du mouvement qui a trouvé depuis 2010 dans le Collectif Zone d’Appui Provisoire le terrain idéal pour s’approfondir ultérieurement, s’enrichir d’une dynamique de quête partagée et se déployer davantage dans la dimension de la représentation publique.